Le Royaume-Uni va réintégrer Erasmus en 2027 : ce que cela change pour les étudiants et les échanges européens
Le Royaume-Uni s’apprête à réintégrer le programme européen de mobilité étudiante Erasmus+ à partir de janvier 2027. Cette annonce marque un tournant important dans les relations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne depuis le Brexit, et rétablit un dispositif qui, pendant des décennies, a permis aux étudiants, apprentis et enseignants d’étudier, de se former et de travailler à l’étranger.
Cette décision fait suite à un accord entre le gouvernement britannique et la Commission européenne, après plusieurs années de débats au sein des universités, des organisations étudiantes et du secteur de l’enseignement supérieur. Pour de nombreux jeunes, Erasmus a toujours été l’un des bénéfices les plus concrets de la coopération européenne.
Qu’est-ce que le programme Erasmus+
Erasmus+ est un programme européen de mobilité qui soutient les échanges internationaux dans l’enseignement supérieur, la formation professionnelle, l’enseignement scolaire et les projets de jeunesse. Il permet aux participants de passer plusieurs mois, voire une année universitaire complète, à étudier ou à se former à l’étranger, tout en bénéficiant de la reconnaissance académique des crédits obtenus.
Avant le retrait du Royaume-Uni du programme à la suite du Brexit, des dizaines de milliers d’étudiants britanniques y participaient chaque année. De la même manière, de nombreux étudiants européens venaient étudier au Royaume-Uni dans un cadre administratif simplifié et avec un soutien financier dédié.
Pourquoi le Royaume-Uni réintègre Erasmus
Après sa sortie d’Erasmus en 2021, le Royaume-Uni avait lancé le Turing Scheme pour soutenir la mobilité internationale. Bien que ce dispositif ait élargi les opportunités en dehors de l’Europe, de nombreuses universités ont estimé qu’il ne proposait ni la réciprocité, ni les partenariats institutionnels durables qu’offrait Erasmus.
Le retour au programme Erasmus est donc largement perçu comme une décision pragmatique. Il permet de rétablir une coopération structurée entre les établissements britanniques et européens et de réduire les obstacles qui rendaient les échanges plus complexes et moins accessibles, en particulier pour les étudiants issus de milieux modestes.
Ce que cela signifie pour les étudiants européens au Royaume-Uni
L’un des points clés de l’accord est que les étudiants européens venant étudier au Royaume-Uni dans le cadre d’Erasmus ne seront pas soumis aux frais de scolarité internationaux. Comme auparavant, ils continueront à payer les frais de leur pays d’origine pendant leur séjour académique au Royaume-Uni.
Cette mesure rend à nouveau les universités britanniques attractives et accessibles pour les étudiants européens, et devrait contribuer à relancer les échanges académiques et culturels sur les campus.
Les étudiants étrangers devront-ils faire traduire leurs documents
Dans la pratique, de nombreux étudiants participant à un échange Erasmus devront fournir des traductions officielles de leurs documents académiques, en fonction des exigences linguistiques de l’établissement d’accueil. Si le relevé de notes, le diplôme ou le certificat d’un étudiant n’est pas déjà rédigé en anglais ou dans une autre langue acceptée par l’université d’accueil, une traduction certifiée est généralement requise.
Les universités demandent souvent ces documents traduits au moment de la candidature ou de l’inscription, et exigent généralement la présentation du document original accompagné de sa traduction. Les étudiants peuvent également devoir fournir une preuve de niveau linguistique, comme un certificat d’anglais, si la formation n’est pas dispensée dans leur langue maternelle. Les règles variant selon les établissements, il est fortement recommandé de vérifier les exigences bien en amont afin d’éviter tout retard.
Quelles sont les prochaines étapes
Même si la réintégration du Royaume-Uni dans Erasmus ne prendra effet qu’en 2027, les universités et les étudiants commencent déjà à s’y préparer. Les modalités techniques, notamment en matière de financement et de procédures administratives, seront précisées dans les mois à venir.
Au-delà de son impact pratique, cette décision est également symbolique. Le retour dans Erasmus traduit une volonté renouvelée de coopération avec les partenaires européens dans des domaines où la collaboration profite directement aux étudiants et au monde académique. Pour celles et ceux qui envisagent une mobilité internationale dans les prochaines années, Erasmus redevient ainsi une voie reconnue et fiable vers des études à l’étranger.